Stage du grand ouest ou…

…le grand stage à l’ouest ! Vous pouvez me croire je pèse mes mots, en vous affirmant que ce stage était un grand stage. Pourtant, au départ notre venue sur l’ouest n’était pas sûr. Nous venions de faire le stage de la Lausanne et pour certains du club, ils avaient également fait le stage de Genève. Si l’on veut bien pratiquer, il est nécessaire d ’équilibrer vie de famille et le Vo ;-) .  Mais l’idée de partir sur l’ouest et de faire une escapade dans cette magnifique région était persistante.


Surtout que tout nous invitait au départ. La région (déjà dit) , l’hébergement offert chez l’habitant, et un programme qui conciliait la possibilité de visiter la région et du faire du Vo. En effet, le fait d’être encore bleu me dispensait, avec regrets, le cours du samedi matin réservé aux professeurs (marrons).

Notre Famille d’accueil, Fabienne, Erwan et leur 2 filles

Notre départ dépendait d’une seule chose, la possibilité à Jeni, de trouver pour une famille de 5 personnes un hébergement au dernier moment (le jour du clôture des inscriptions). Jeni partage avec son mari Stéphane la responsabilité de la salle de Vovietnam du Pellerin. Sa réponse ne c’est pas fait attendre, nous serions tous les 5 hébergés chez Fabienne et Erwan… Au regard de la spontanéité de la réponse nous avons compris que l’hospitalité est une vraie valeur du coté de l’ouest. Ce ne sont pas de vain mots, au contraire nous avons eu l’impression de faire partie de la famille alors que nous nous connaissions pas. Fabienne, Erwan et leur deux petites filles nous ont accueillis pendant le week-end en toute simplicité et avec sincérité. Nous étions leurs invités. Pour ma part ce sont des moments que je garde précieusement en mémoire car ils sont authentiques et écrin de bienveillance. Le dernier souvenir de cette valeur du partage, nous l’avons vécus au

Jean un fidèle pratiquant de Courtry

Nord de l’Inde entre le Népal et le Tibet. Le Samedi matin après un copieux, plutôt que « petit-déjeuner » prit en familles, nous avons suivi les conseils de « l’enfant du pays », Erwan. Nous avons mis le cap sur Pornic.

Jean un pratiquant de Courtry a décidé de nous rejoindre. Partit au aurore du 77, il est arrivé juste à l’heure pour une belle ballade matinale le long de la côte.

Un peu plus de 80 Vo-shin ont répondu présents

L’après-midi, en arrivant sur la salle du Pellerin pour commencer le stage, j’ai reconnu quelques « Aficionados » des stages, Ali de Fridbourg ( Suisse), Fred et ses vo shins de Bagnolet. Avec leur présence, ce stage régional a acquis une dimension international. Par ailleurs, ces professeurs n’étaient pas de trop. Leur expérience c’est ajoutée à celle des autres professeurs de l’ouest, Jeni, Stéphane, Damien, Tina, Richard, Jonathan et tous les autres pour enseigner le Vovietnam à 80 Vo Shins dont une bonne dizaine venus pour s’initier.

Application de self défense

Les ateliers ont commencés après un échauffement traditionnel. Ils étaient nombreux et bien rythmés nous passions des applications, aux armes, aux frappes sur paos, aux mouvements techniques et aux roulades avec acrobaties. Sur chacun d’eux, j’ai apprécié la qualité des conseils et les invitations à nous dépasser. A titre d’exemple, je prendrai l’atelier des roulades et acrobaties. Je fais partit de la catégorie des « jeunes vieux », je n’ai plus le corps de mes 20 ans, celui qui me pardonnait mes excès. La mise en confiance et la précision des conseils des professeurs m’ont permis de me dépasser. Je peux le dire, même si cela peut prêter à sourire, que je suis content de voir que maintenant j’arrive à enchaîner plusieurs mouvements : roulades, poirier, sauts et coups de pied. Sur les ateliers du bâtons, des applications ou des techniques de self défense, j’ai également le sentiment d’avoir progressé. A chaque fois que c’est nécessaire, les professeurs vous donnent l’information dont vous avez besoin, pour faire bien, pour faire mieux, pour faire plus…

Sur ce stage j’ai particulièrement apprécié le temps alloué aux combats. J’avoue qu’à Lausanne cela m’avait manqué. Sur les deux jours de stages j’ai pu faire quelques passes avec de vaillants et respectueux combattants. Ses combats que nous faisons sans quête de victoires sont pour moi essentiels dans notre apprentissage. Un bon combattant s’évertue à être un bon stratège pour ne pas détruire son adversaire mais le laisser intact en le transformant légèrement. Pour paraphraser, Damien, « le Maître nous a enseigné de rester calme et lorsque que nous donnons « un coup », il doit être précis… »

En conclusion ce stage du grand ouest était une réussite et il avait pour ma part sa « griffe personnelle » qui mérite que l’on n’y participe pour en saisir son énergie singulière. Je remercie les organisateurs, les professeurs de nous avoir permis de faire un super stage et permis de faire une superbe rencontre avec une famille de la Montagne…

Votre Dévoué Vo shin Soubat

 

L’interview des organisateurs Jeni, Stéphane et Damien.

Pourquoi intitulé votre stage « Grand ouest » ?
Réponse Damien :
Car nous regroupons les salles de Loire Atlantique et Bretagne, donc le plus à l’ouest de la France.

Pouvez vous nous présenter les clubs du grand ouest ?
Réponse Damien :
Loire Atlantique : Nantes, Bouaye, Le Pellerin, Ile et Vilaine : Le Verger, Bruz

Est-ce la première édition de ce stage du grand ouest ?
Réponse Damien, Jeni et Stéphane :
Non, l’an dernier nous avons organisé un stage à Bouaye. Il y a eu déjà deux stages au Pellerin. Depuis de nombreuses années nous organisons un stage à Le Verger.

Dans quels buts avez-vous décidés d’organiser ce stage ?
Réponse Damien :
Permettre aux élèves de la région de connaître les différents professeurs et élèves de l’ouest. Maintenir aussi des stages avec moins de personnes pour avoir une plus grande liberté dans le programme. Le fait qu’il y ait moins de stagiaires peut permettre de pouvoir mieux corriger les élèves. Ca n’enlève rien aux grands stages, qui donnent une autre énergie.

Et puis, maintenir une tradition de convivialité dans la région, car le stage au Verger, avait toujours la réputation d’avoir une ambiance sympathique, avec un cadre de travail du vo sérieux.

Complément de réponse Jeni et Stéphane :
Effectivement de perpétuer ce qui a été mis en place, de pouvoir se concerter et compter les uns sur les autres. De continuer à travailler ensemble, dans une dynamique de groupe : une dynamique régionale.

Avez-vous rencontrés des difficultés pour organiser ce stage ?
Réponse Jeni et Stéphane :
Chaque stage à préparer demande une organisation certaine et surtout une grande souplesse, parce que certains s’inscrivent au dernier moment, d’autres annulent, et d’autres encore improvisent sur place… Mais ça se fait, et toujours dans la bonne humeur et l’entraide. Pour nous c’est la troisième édition, et dès la première je n’ai eu aucun doute sur la participation de nos élèves.
Nous nous côtoyons toute l’année et leur implication va au-delà de la simple pratique sportive. Ils sont motivés dans l’apprentissage de la discipline et impliqués dans leur salle. Ça dépasse les frontières du vo, nous ne sommes pas étrangers les uns des autres. C’est pourquoi l’hébergement chez l’habitant a été notre choix , et je remercie encore chacun d’eux pour nous avoir permis de recevoir autant de participants : jusqu’à 8 personnes reçues chez Elise et Willy, un couple dorloté , Ali et Jess, chez Carine et Arnauld, et le reste chez nous. Si il avait fallut en recevoir plus, c’était encore possible.
De pouvoir manger des gâteaux maisons jusqu’au bout de la nuit…. Et la touche finale, le rangement spontané des locaux par les élèves.

Est-ce que ce stage fait ou fera partit des stages officiels recommandés par la FIVV ?
Réponse Damien :
Il n’est pas spécialement recommandé. Il est cependant officiel dans la mesure où la FIVV est prévenue et que les professeurs qui enseignent font partie de la FIVV. La FIVV recommande les stages internationaux et laisse libre les autres stages. Le but est que l’on puisse avoir des stages en même temps à 2 endroits éloignés. Ainsi cela peut permettre de limiter les déplacements. Cela peut aussi permettre à plus de salles d’organiser des stages.

Comment envisagez-vous la suite à donné à cet événement
Réponse Damien :
Nous pensons continuer à organiser un stage chaque année, en alternant les lieux. Une année en Loire Atlantique, une année en Ile et Vilaine.

Quels sont vos points de satisfactions ?
Réponse Damien :
Qu’il y  ait eu assez de monde et que les gens aient eu le sentiment de s’être bien entraîné.
Réponse Jeni et Stéphane :
Que nous ayons attiré autant de monde que l’année dernière à Bouaye, avec autant de qualité de cours et d’implication des professeurs et des élèves : “cette énergie singulière”.

Je vous laisse le mot de la fin ?
Réponse Damien :
Perso je n’ai rien de spécial à ajouter. A Part dire merci à tout ceux qui ont bossé pour ce stage et qui bossent toute l’année.

Réponse Jeni et Stéphane :
Merci pour cet article qui relate l’événement tel qu’il a été et surtout tel que nous l’avons souhaité. A savoir, perpétuer les techniques du Vovietnam et toutes les valeurs relatives à cet art martial, celles que nous ont transmises nos aînés : la transmission, la générosité, la bienveillance, le don de soi toute l’année, toute une philosophie de vie.
Je remercie profondément tous mes professeurs, ceux de paris et ceux d’aujourd’hui qui partagent toutes mes réflexions et avancées dans cette voix.

Quelques photos du stage :

Encore Merci pour ce stage et pour avoir répondu aux questions.
Votre Dévoué Vo shin Soubat

 

Un commentaire pour “Stage du grand ouest ou…”

  1. Comme d habitude ton article est super

    Malheureusement je n ai pas pu venir mais c était pour la bonne cause je ne pouvais pas ne pas assister au gala de danse de ma fille

    Mais Courtry a bien été représenté

    Je retiens que l hospitalité n ai pas n vain mots dans l ouest

    J espère que l année prochaine je pourrai y participer avec d’autre vo shins de courtry

    C est très important de pérenniser les stages de régions

    Bravo a tous

    Orlando

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